L'ECRIT DE JOIE

L'ECRIT DE JOIE

Christine et l'inconnu des dunes

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                                                          L'inconnu des dunes

Nous étions en vacances au bord de l'océan. C'était au mois de juillet. Il faisait chaud. Ce matin-là, nous visitions les dunes de Sainte-Anne-la-Palud. Il devait être neuf trente. Après avoir passé un peu de temps dans la magnifique église, nous avions décidé de gravir la petite bute qui nous menait au-dessus des dunes. Là, le regard embrassait toute la baie jusqu'au Cap de la Chèvre à droite et Douarnenez à gauche.

Nous prenions le sentier qui descendait vers les buissons secs. Ces buissons arides qui poussent dans le sable. Il n'y avait pas le moindre souffle de vent. Sur la plage, en contre-bas, nous pouvions voir les premiers baigneurs marcher dans l'eau. Le bruit du ressac se faisait entendre jusqu'à nous. Le ciel était d'un bleu lapis-lazulien. A peine quelques chemtrails qui marquaient l'azur de leurs lignes droites et nébuleuses.

Nous étions à présent descendus dans le labyrinthe des dunes. Par jeu, nous nous perdions volontiers entre les petites collines de sable. Ma complice n'arrêtait pas de me toucher en riant. Je garde un souvenir merveilleux de toutes ces insouciances. Parfois, elle me "bloquait" pour m'embrasser avec cette fougue coutumière. Me provoquant, aux passages de sa main, de nobles érections Bretonnes. Parfois, elle s'enfuyait devant moi en chantant des paroles coquines et improvisées.

Nous avancions ainsi, en faisant les clowns, lorsque soudain, au détour d'un bosquet de pins maritimes, ma complice s'arrêta net. Restant dissimulée derrière un tronc, elle me fit signe de ne plus bouger. Elle regardait quelque chose avec attention. Mettant son index devant la bouche, de son autre main elle me fit signe de m'approcher. Je vins la rejoindre.

Là, à environ dix mètres, couché sur une serviette, un quadragénaire moustachu, un peu gras, se masturbait tranquillement en regardant un magazine. Nous restions silencieux à observer l'activité du monsieur. Il arrêtait régulièrement son mouvement de la main droite pour tourner une page du magazine qu'il feuilletait. Nul doute que c'était un bouquin de cul. Son maillot de bain bleu tiré vers le bas pour laisser dépasser sa turgescence fièrement dressée vers les cieux.

Ma coquine me chuchota à l'oreille : < Tu veux qu'on joue ? Je lui fais un "plan"  promeneuse ! >. Elle me déposa une bise sur la joue pour rajouter : < Il y a peut-être même une pipe à l'horizon ! >. Je restais silencieux à la regarder du coin de l'œil avec un sourire. Elle me fit un clin d'œil et s'avança vers l'espace occupé par le moustachu. Je restais consterné par tant de culot. Elle m'étonna ainsi, avec bonheur, durant huit ans !

< Bonjour > fit elle en passant à proximité du branleur. Le quidam, surpris, leva les yeux et eut le réflexe de cacher son sexe de sa main velue. < Bonjour > répondit-il confus et un peu stupide. Ma complice, s'arrêtant devant lui rajouta : < Vous auriez peut-être l'heure s'il vous plaît ? >. L'inconnu attrapa son pantalon dont il sortit une montre d'une poche. < < Il est dix heure ! > fit il en retrouvant ses esprits. Il lança : < Si vous avez un peu de temps, on pourrait bavarder ? >. Christine, effrontée, avec un sourire délicieux, fixant le bonhomme, répondit : < Oui, pourquoi pas ! Je peux m'asseoir ? >.

Christine était assise à un petit mètre du monsieur qui s'était redressé pour s'asseoir également. . Elle était en robe. Le type était donc aux anges. Il faisait son "numéro" de "joli-cœur". Ce qui le rendait un peu plus ridicule encore. Ma coquine, elle, très lucide, orienta la conversation sur le sexe. Inutile de laisser le gaillard perdre son temps avec des considérations autres que celles de la jeune fille. J'étais admiratif. De là où je me trouvais, je pouvais presque tout entendre.

< Qu'est-ce que vous faisiez quand je suis arrivée ? > fit elle, espiègle et délicieusement salope. Le type, un peu gêné, lui montra le magazine. Christine feuilleta un petit moment avant de dire : < Ah oui, je comprends ! C'est un magazine Danois ? >. Le branleur avait sorti son sexe du côté gauche de son maillot. Le salopiot se tripotait un peu. Christine observait en riant avant de dire : < Eh bien ! Tenez, prenez votre magazine à la page où vous l'aviez laissé ! >. De là où j'étais je pouvais voir la photographie qu'elle montrait au monsieur. Fellation en gros plan...

< Vous seriez tentée ? > fit le bougre en montrant la photographie à Christine. < Oui, mais on ne touche pas, sinon j'arrête et je m'en vais ! > fit elle avant de se rapprocher du sexe du moustachu ventru. Le type se coucha sur le dos, les mains derrière sa tête. Ma coquine se mit à sucer. Je pouvais la regarder, immobile et concentrée sur ce qu'elle appréciait particulièrement dans ces opportunités là. Elle me montrait son entre-jambes que j'étais le seul à voir depuis l'endroit où je me cachais. Je me masturbais doucement...

Parfois, l'inconnu avait un spasme qui secouait tout son corps. Christine, appliquée et consciencieuse, pompait avec soin. Sans bouger, doucement mais sûrement, elle emmenait le bonhomme vers l'orgasme. Celui-ci, assez rapidement, eut une série de tremblements sans équivoques. Le bougre était entrain d'éjaculer. Christine, toujours immobile et soigneuse, déglutissait et savourait le fruit de la "surprise".

Rapidement, ma délicieuse complice se redressa. < Bonne journée et surtout reprenez vos activités culturelles ! > fit elle avant de venir me rejoindre très vite. Le type eut juste le temps de comprendre ce qui venait de lui arriver. Il s'assit  en lançant : < Ne partez pas si vite, je vous invite à boire un café ! >. Trop tard, Christine s'était évaporée. Arrivée près de moi, elle me demanda un chewing-gum. Je n'avais qu'une pomme et un brugnon dans le petit sac à dos. Les chewing-gum étaient restés dans la chambre.

Christine m'entraîna par la main afin que nous nous mettions à courir. Nous étions sur une des dunes qui surplombait le lieu de la pipe. Le moustachu nous aperçu. Il se mit à beugler : < Petits salops ! Petits dégoutants ! >. Nous étions pliés de rire à le regarder tenter de monter péniblement le long de la pente sableuse. Rapidement, nous fûmes loin.  Tout en marchant sur la plage, Christine but la presque totalité de la petite bouteille de Volvic et dévora la pomme. De retour derrière l'église, par terre, à même le sol, nous fîmes l'amour comme des "malades".

Que du bonheur...

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23/01/2015

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