L'ECRIT DE JOIE

L'ECRIT DE JOIE

Estelle, la jeune fille du conservatoire (Episode 25)

Avatar de Julien.jpg

 

                                                                             Estelle

Estelle se frottait contre moi. Je prenais conscience, avec une acuité plus grande encore, de sa sensualité exacerbée. Ces dix jours sans nous voir permettait un recul supplémentaire. Elle aussi me faisait souvent part de ma sensualité. Mais là, nul doute, la jeune fille se "lâchait" complètement. Chacun de ses gestes était d’une douceur incomparable. A moins que mes sens ne me jouent des tours.

Estelle bougeait son bassin contre le mien. Lascive, elle passait ses lèvres contre la peau de mon visage. S’attardant sur ma bouche, mes joues, mon cou, la jeune fille soupirait d’un bonheur qu’elle ne dissimulait plus. Je la serrais contre moi. Je caressais son dos. Inutile de se leurrer, nous étions envahis et victimes d’une passion qui se révélait là dans toute sa dimension.

Me tenant par la nuque Estelle appuya ma tête contre la sienne. Elle se mit à m’embrasser avec cette passion folle dont elle était coutumière. Nos bouches faisaient l’amour. Nos langues se mélangeaient dans une danse passionnée. Comme c’était bon. Nous sommes restés ainsi de longs moments à nous embrasser. Le décors des toilettes, autour de nous, n’existait plus. Tout n’était plus que tourbillon. Nous en avions le vertige.

 

Je regardais l’heure car, de nous deux, c’était moi qui arrivait à garder un semblant de conscience de la réalité. Enfin, je faisais bien semblant. Il nous restait une demi-heure. Estelle avait passé sa main dans mon pantalon. J’avais passé la mienne dans le sien. C’était la toute première fois qu’elle me laissait "explorer" aussi longuement. Sachant sa virginité, je faisais très attention de ne pas la pénétrer. Aussi, je m’attardais sur son petit bouton.

< Samedi, je peux venir ? > me fit elle entre deux plaintes à peine audibles. < Bien sûr Estelle. Vous savez bien que vous pouvez venir quand vous le souhaitez ! > lui répondis-je. < Je viens pour quatorze heures et je reste avec vous jusqu’à minuit ! > me fit elle encore avant de m’embrasser et de se cambrer contre moi. Je passais mes doigts sur les lèvres de son sexe. Elles étaient trempées. La jeune fille eut un orgasme qui la secoua de multiples spasmes.

Serrée contre moi, frissonnante, elle m’embrassait comme si sa vie en dépendait. C’était la toute première fois que la jeune fille eut un orgasme avec moi. Elle avait toujours refusé d’aller jusqu’au bout. Dans un mélange de peur de pudeur et d’inhibition. Elle s’accroupit en m’ouvrant la braguette. Je regardais l’heure. Il restait quinze minutes. Je lui fis part de mon immense frustration de devoir tenir compte du temps qui nous restait.

 

< Je la veux. Elle m’a manqué. S’il vous plaît ! > me fit elle avant de gober mon sexe. Je la regardais, concentrée, les yeux fermés, des gouttes de sueur perlant sur ses pommettes et son nez. Elle était merveilleusement belle. Angélique. Estelle suçait avec cette passion étonnante. J’en était presque bouleversé. Je crois que ce soir-là j’ai pris pleinement conscience de mon sentiment pour elle. Dans une sorte d’effroi voluptueux. Le feu s’était allumé. L’embrasement était inévitable.

Il n’était pas question de faire durer. Le temps était compté. Aussi, agitant mon bassin avec un mouvement régulier, je me masturbais dans la bouche de la jeune fille. Je la tenais par les cheveux. Elle était tombée à genoux. Ses mains me tenaient par le tissus de mon pantalon. J’avais le dos contre le mur lorsque je me laissais aller à un orgasme plutôt bâclé et contrarié. Estelle déglutissait en gémissant. Je devais retirer sa tête et relever la jeune fille avec une certaine insistance. Il ne restait que quelques minutes.

Elle sortit un chewing-gum de son sac. La jeune fille regarda par la fenêtre. Sa mère avait garé la voiture sur le parking et attendait. < Il faut filer Estelle. Nous nous revoyons pour le cours de jeudi soir ! > lui fis-je en la poussant délicatement vers la sortie des toilettes. Elle se tourna vers moi : < Je vous ai… >. Je posais ma main sur sa bouche pour lui dire : < Ce n’est pas le moment de dire des bêtises ! Allez, il faut partir ! > Elle me fit un sourire désarmant. Elle passa sa langue chaude et humide sur ma bouche. Elle dévala les escaliers.

 

Depuis la fenêtre je regardais la jeune fille entrer dans la voiture qui démarra aussitôt. Je me sentais merveilleusement bien. Un peu comme devant un précipice qui ne me faisait plus peur. Envahi de l’illusion de pouvoir défier mon vertige…

____________________

Tous droits réservés - 2015 - ©

 

L'utilisation, toute ou partie, d'un texte, (ou photographie) sans le consentement de l'auteur, constitue une violation de la propriété intellectuelle.  Délit sanctionné par l'Article. L.335-2. du Code pénal.

La divulgation d'informations relatives à la vie privée, ou à l'identité, constitue un délit sanctionné par les articles 706-102-1 (Informatique) et 88-227 du code pénal .


 

 



17/02/2015

A découvrir aussi