L'ECRIT DE JOIE

L'ECRIT DE JOIE

Estelle, la jeune fille du conservatoire (Episode 1)

 
Estelle.jpeg   Avatar de Julien.jpg
 
                                                                                         Estelle

Je donne des cours de violoncelle au conservatoire. La plupart du temps, chaque année, j’ai une classe de huit élèves. Cette année il y avait six jeunes filles et deux garçons. Entre dix sept et vingt ans.
 
Estelle, une élève brillante mais discrète, fêtait ses dix huit ans ce 16 mars. La jeune fille, maîtrisant parfaitement la technique, ne semblait à l’aise en public que lorsqu’elle interprétait une œuvre musicale. Dès l’interprétation terminée Christelle redevenait cette jeune fille réservée et silencieuse. Mystérieuse même.

Elle était la plus jeune de mes élèves de cette année scolaire.

Nous étions deux professeurs, invités par une dizaine d’élèves, à êtres présents à l’anniversaire de la jeune fille. Cela se passerait chez Bruno, un élève de la classe de piano. Ce dernier, âgé d’une vingtaine d’années, aimait organiser des soirées où il pouvait briller par ses interprétations. Le plus souvent des concertos de Mozart. J’avais déjà eu le bonheur d’assister à ses rares petits concerts privés. Sublimes moments de musiques…
 
Toutes les opportunité étaient bonnes à saisir pour nous ravir de ses magnifiques prestations privées. Encore un peu réservé, Bruno avait toutefois pleine conscience de son potentiel.

Ce samedi 16 mars, je me rendais donc à cette soirée. Il faisait nuit. Je sonnais. Bruno vint m’ouvrir, heureux de me savoir présent pour cette soirée, il m’accueillit chaleureusement.

Je me retrouvais dans le grand salon où, au milieu de la pièce, trônait un piano à queue impressionnant. Une dizaine de personnes étaient déjà présentes. Je saluais l’ensemble des convives. Ces soirées sont toujours d’un certain standing.

Je saluais Estelle et lui offrait mon petit cadeau dans un paquet enveloppé de papier doré. L’intégrale des concertos pour violoncelle de Haydn et de Vivaldi. Les meilleures versions et les meilleures gravures de la légendaire "Deutsh Grammophone". J’en profitais pour lui faire deux bises sur chaque joue. La tenir par les épaules pour lui souhaiter un bon anniversaire. La jeune fille quoi qu’un peu troublée me fit un merveilleux sourire .
 
Grande. Brune. Les cheveux longs et légèrement bouclé, Estelle était vêtue d’un pantalon noir, dont le pli strict tombait sur des souliers noirs à légers talons. Une veste noire sur un chemisier blanc achevait de donner à la jeune fille ce côté "vieille France" qui lui allait si bien. Que j’affectionne particulièrement.

Vers vingt heures trente arrivèrent les derniers invités. Nous étions une quinzaine de personnes. Estelle déposait tous ses cadeaux sur le grand bureau du fond, entre les deux lourdes tentures carmins. A ce moment, les parents de Bruno vinrent saluer tout le monde avant de partir en nous souhaitant une bonne soirée et un bon concert. Fiers de leur fils, jeune concertiste émérite sans doute promis à un brillant avenir…

Nous nous installions sur des chaises, sur le canapé et dans les fauteuils. Bruno s’installa au piano. Immédiatement, dès les premières notes, l’enchantement envoûta l’assemblée. C’est dans un silence religieux que nous savourions le concerto No 17 de Wolfgang Amadeus Mozart. Puis, avec une virtuosité sidérante, le jeune pianiste enchaîna avec le concerto No 20.
 
Après cet hors d’œuvre, Bruno, en maître de cérémonie, invita l’assemblée à goûter aux petits toasts et au boissons à notre disposition. Des groupes de trois ou quatre personnes se formèrent rapidement. Je me retrouvais dans le groupe de Estelle. Je lançais : < Quelle formidable musique pour cet anniversaire, forcément unique ! > La jeune fille, ravie de cette attention, me fit : < Bruno me surprendra toujours. Sa carrière est toute tracée. Quel musicien ! De plus, il paraît qu’il compose ! > Jean-Patrick, de la classe de solfège, grand dadais filiforme, lança : < Oui, il compose des choses magnifiques mais refuse de les interpréter en public ! > Julie, de la classe de solfège également, précisa : < Ce soir , nous allons lui forcer la main ! >

Durant l’échange de ces bons mots, je regardais Estelle à la dérobée. J’admirais les traits fins de son visage. qu’elle soit silencieuse comme lorsqu’elle parlait. Lorsqu’elle souriait. Chacun de ses mots semblait pesé, mesuré. Formant des phrases toujours justes, claires et concises. J’avais parfois surpris ses regards en cours. Elle semblait troublée d’être surprise à "scruter".

Soudain, un verre à la main, visiblement sous la légère emprise du champagne, Jonathan, contre-bassiste et amateur de jazz, vint s’immiscer dans notre groupe. < Pour mon anniversaire, je propose une soirée jazz avec mon trio ! Mozart c’est joli mais ça manque de couilles ! > lança l’espiègle garçon avec son franc parlé habituel.
 
Tout le monde éclata de rire ! Se tournant vers Estelle et Julie, Jonathan lança encore, avec un clin d’œil : < Mon anniversaire, c’est au mois de juin les filles. Il vous reste trois mois pour apprendre la flûte et devenir des virtuoses ! > Comme en cours, Estelle, avec une grande discrétion, louchait en direction de ma braguette. Les yeux par en-dessous, tête baissée, sous ses cheveux.

Je regardais les réactions des filles. Julie éclata de rire en disant : < Je peux te jouer un concerto pour flûte dont le final serait grandiose, mais je déteste le jazz ! > Estelle restait silencieuse, les yeux baissés, un sourire énigmatique sur les lèvres. Jonathan, coquin en diable, rajouta : < Estelle, les répétitions commencent demain ! > La jeune fille, regardant Jonathan, lui lança : < Je déteste le jazz. Je crois que tu n’auras pas de flûtiste dans ton trio !>

Jonathan, sans doute avide de se faire remarquer, quitta notre groupe pour aller féliciter la prestation de Bruno. Julie, me regardant, dit : < Il faut toujours qu’il y ait une personne pénible dans une soirée ! C’est de la flûte à un trou dont il parle, le vicieux, il me la déjà raconté son coup de la flûte ! Il le fait à chaque fois ! > Se tournant vers Estelle, Julie lui fit : < De plus, qu’est-ce qu’il est tarte ! Pas très séduisant non plus, le bougre ! Tu imagines un peu "sa" flûte ? > Estelle eut un sourire énigmatique et dit : < Si elle sonne comme lui, ce n’est certainement pas très mélodieux ! >
 
Nous nous sommes assis pour écouter la suite de la prestation de Bruno. Par le plus grand des hasards, du moins le croyais-je ce soir-là, je me retrouvais assis sur un des deux canapés, aux côtés de Estelle. Juste avant que Bruno n’entame "La lettre à Elise" de Ludwig Van Beethoven, je glissais à l’oreille de la jeune fille : < Ouf, nous voilà de retour au piano, après la flûte ! > J’eus la grande surprise de l’entendre me répondre : < Espérons que ce soit aussi bon que la flûte ! >

Cette réponse me provoqua une érection aussi soudaine que surprenante. Dans mon pantalon à plis, noir, je pouvais voir la forme cylindrique de mon sexe, le long de l’intérieur de ma cuisse. En contractant mes muscles fessiers, par intermittences, je faisais bouger ma turgescence. Je discernais la respiration de la jeune fille. Celle-ci se mettait à plusieurs reprises en apnée. Elle tentait de maîtriser son trouble. Mais, en vieux briscard, je savais très exactement ce que je suscitais dans sa psyché.

J’avais l’impression que mon érection devenait de plus en plus importante. Forte. La virtuosité magnifique de Bruno n’était plus que la musique de fond du moment que je vivais. Je faisais bouger mon sexe dans mon pantalon. Et cela se voyait bien. A tel point que cela ne tarda pas à attirer encore davantage l’attention de Estelle.
 

Croisant mes bras de façon à pouvoir me servir de l’écran de ma montre comme d’un miroir, je voyais la jeune fille loucher sur cette partie de mon anatomie. J’orientais l’écran de ma montre afin de bien constater cet état de fait. Mon sexe "dansait" littéralement dans mon pantalon. Et, plus je la voyais regarder avec une grande attention, plus j’étais excité, plus je bandais. En parfait gentleman toutefois…

La tête de la jeune fille, légèrement penchée, pour permettre à ses yeux de loucher vers mon sexe qui bougeait de façon régulière, ne risquait pas d’éveiller l’attention de qui que ce soit. C’était un acte "intime" et complice qui ne concernait que nous.

Entre les silences courts de la musique, je pouvais distinguer de discrets et légers soupirs chez la jeune fille. Pas de doute, elle appréciait mon "cadeau". Un rapport nouveau était né ce soir, entre l’élève et son professeur. J’appris bien plus tard, qu’elle avait tant chercher une stratégie. Elle me fut reconnaissante de lui avoir facilité la tâche…
 
J’aurais voulu que ce moment intense dure toute la nuit. Au bout d’une cinquantaine de minutes, Bruno termina son concert. Nous applaudissions de toutes nos forces. Je revenais un peu à moi et à la réalité. Je tournais la tête vers Estelle. Son sourire intense, profond, plein de contentement, de ravissement, même, effaça mes dernières interrogations. Mes dernières inhibitions sans doute !

Je me levais pour me saisir d’un verre de jus d’orange. J’allais rejoindre Bruno pour le remercier de la grande musicalité dont il fait preuve lors de ses interprétations magistrales. Très rapidement un nouveau groupe se forma autour du pianiste.

Estelle vint nous rejoindre. Je constatais avec délice que la jeune fille, parmi les huit personnes du groupe, s’était placée bien en face de moi. Ses regards furtifs vers ma braguette ne me laissaient plus aucun doute quand à son intention d’en voir encore . Cela me procura une nouvelle érection. A nouveau je fis bouger mon sexe tout en bavardant avec les convives. Faisant semblant de m’intéresser à leurs propos. A la dérobée je surprenais Estelle qui louchait sur mon "activité" comme hypnotisée. Un très grand moment…
 
Vers minuit, chacun prit congé. Je saluais les personnes présentes. Une dernière fois j’allais saluer Estelle en lui disant : < A mardi soir, au conservatoire ! > Elle me fit un sourire très agréable, presque amoureux, me tendit ses joues pour les bises d’au revoir et me fit : < Oui , il y a du travail qui m’attend ! >
_____________________
Tous droits réservés - 2014 - © -
 

L'utilisation, toute ou partie, d'un texte, (ou photographie) sans le consentement de l'auteur, constitue une violation de la propriété intellectuelle.  Délit sanctionné par l'Article. L.335-2. du Code pénal.

La divulgation d'information relative à la vie privée, où à l'identité, constitue un délit sanctionné par les articles 706-102-1 (Informatique) et 88-227 du code pénal .

 

 



29/07/2014

A découvrir aussi