L'ECRIT DE JOIE

L'ECRIT DE JOIE

Estelle, la jeune fille du conservatoire (Episode 24)

Avatar de Julien.jpg

 

                                                                        Estelle

Le second trimestre faisait suite à ces vacances de fin d’année. Nous étions déjà au début du mois de janvier. Les cours de musique avaient repris en soirée, du lundi au vendredi. J’aimais particulièrement ces ambiance de retour. Passionné par l’enseignement de la musique et du violoncelle, j’appréciais ces échanges avec la dizaine d’élèves inscrits au conservatoire.

Ce mardi soir, à dix huit heures quarante, j’étais entrain d’apporter les dernières formalités pour ce second cours de la nouvelle année. J’étais concentré sur ce travail lorsque trois coups furent frappés contre la porte de la classe. < Entrez ! > fis-je en relevant la tête. C’était Estelle. < Bonjour monsieur et meilleurs vœux pour la nouvelle année > me fit elle en contournant le bureau pour me déposer une bise sur la bouche.

Je me levais pour prendre la jeune fille dans mes bras. Cela faisait dix jours que je ne l’avais pas revu. Depuis l’aventure du sex-shop, nous n’avions plus eu aucun contact. Estelle était partie en vacances d’hiver avec ses parents. Malgré qu’elle fut majeure depuis neuf mois, notre "relation" restait un secret absolu. Il était inutile d’exposer une histoire si intense, si "particulière", à qui que ce soit ni à quoi que ce soit. Pas de courriels, pas d’appel sur les portables, rien qui ne puisse trahir le plaisir. Contacts réels, au conservatoire. Point…

 

Nous restâmes plusieurs minutes ainsi, serrés l’un contre l’autre, dans un profond silence. Estelle me murmura à l’oreille des douceurs dont l’une d’elles me pénétra profondément : < Comme vous m’avez manqué ! J’ai pensé à vous tout le temps >. Je restais silencieux. Non pas que je ne savais que répondre mais parce que la raison reprenait le dessus. Trente années de différence font toute la "différence" !

Je proposais à Estelle de reprendre nos esprits. Le cours allait commencer d’ici cinq minutes. J’invitais la jeune fille à quitter la classe par la porte du fond. Ainsi, elle serait dans le couloir avant l’arrivée des premiers élèves. Il n’était pas question d’éveiller la moindre suspicion. Elle me fit plusieurs bises rapides avant de s’enfuir. Je restais là, une fois de plus, à reprendre le dessus de mes émotions profondes. Il me fallait "assurer" d’ici quelques instants. Les premiers coups se firent entendre contre la porte.

Durant le cours, Estelle, le violoncelle entre ses jambes, toujours studieuse, me lançait de discrets mais insistants regards. Vêtue d’un pantalon noir, à plis, d’un pull noir et chaussée de mocassins noirs, ses cheveux attachés en catogan, je la trouvais à la fois si "innocente" et si "anonyme". La jeune fille, tournant les pages de la partition posée sur le pupitre devant elle, me fixait de son regard qui me troublait. Je n’en laissais évidemment rien paraître.

 

L’heure de cours passa très vite. A la fin, les élèves vinrent me présenter leurs vœux. Ils semblaient tous les dix si heureux d’avoir repris l’étude de l’instrument. Estelle quitta la classe avec tout le monde. Je savais que c’était pour donner le change. J’allais à son pupitre pour récupérer la petite feuille de papier pliée et discrètement coincée sous la partition. Je dépliais pour lire : < Je suis aux toilettes, au second étage. Ma mère ne vient me chercher que pour vingt et une heures. >.

Il était vingt heures. Nous avions donc une heure à nous. Même si les toilettes ne sont pas précisément le lieu romantique le plus idéal, je savais qu’elles convenaient parfaitement à la jeune fille. Je rangeais mes affaires. Je saluais Madame Lucie qui prenait la salle pour le cours suivant et je me dépêchais de monter à l’étage supérieur. Mon cartable à la main je gravissais les escaliers comme un dément.

Lorsque j’entrais dans les toilettes je fis : < Vous êtes là ? >. Immédiatement la porte d’une des quatre cabines s’ouvrit. Estelle se précipita contre moi. Elle me saisit par les poignets. Elle releva mes bras contre le mur, au-dessus de ma tête. Elle posa sa bouche sur la mienne. Elle resta ainsi un moment avant de m’enfoncer sa langue dans la bouche. Elle m’embrassa avec cet appétit glouton et vertigineux qui me faisait vaciller. Elle frotta son bassin contre le mien. Mon érection était démentielle…

________________________

Tous droits réservés - 2015 - ©

 

L'utilisation, toute ou partie, d'un texte, (ou photographie) sans le consentement de l'auteur, constitue une violation de la propriété intellectuelle.  Délit sanctionné par l'Article. L.335-2. du Code pénal.

La divulgation d'informations relatives à la vie privée, ou à l'identité, constitue un délit sanctionné par les articles 706-102-1 (Informatique) et 88-227 du code pénal.

 


17/02/2015

A découvrir aussi