L'ECRIT DE JOIE

L'ECRIT DE JOIE

Nathalie sur le quai de la gare

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                                         Le quai de la gare

Depuis notre soirée, vendredi, nous avons beaucoup échangé. Des courriels en abondance. Jusqu’à quatre messages par jour. Ce que nous partageons  semble nous maintenir dans un état d’excitation perpétuel. Hier soir encore, dans un de nos échanges, Nathalie me témoigne de son impatience. Êtres tous les deux. Vite. Dès mardi.
 
Mardi arrive enfin. Nathalie m’a fixé rendez-vous dans le salon de thé habituel. Cet endroit que nous apprécions particulièrement. Cette nouvelle rencontre est fixée pour treize heures. En ce froid début d’après-midi de la fin janvier, j’arrive le premier. Je suis toujours en avance à un rendez-vous. Je ne peux pas accepter l’idée d’un impondérable qui m’empêcherait d’arriver à l’heure. C’est un de mes très rares "troubles obsessionnels compulsifs". Une des seules réelles angoisses de ma vie.

La jeune fille arrive à l’heure précise. Une fois encore notre joie de nous revoir est grande. Nous nous faisons longuement plusieurs bises. Je la trouve encore plus belle que les autres fois. Elle prend place devant moi. Nous bavardons devant deux chocolats chauds et fumants. Je prends rapidement connaissance des souhaits de Nathalie quand à notre aventure de cet après-midi. Nous mettons au point les derniers détails.

 


La jeune fille est vêtue d’une jupe grise plissée, d’un pull noir à col roulé et de bas noirs. Chaussée d’une paire de bottes noires à talons. Comme toujours sa silhouette svelte, légère et sportive, s’en trouve sublimée. Malgré mon mètre quatre vingt deux, lorsque la jeune fille porte des talons hauts, elle est plus grande que moi. Son mètre soixante dix huit en fait une grande jeune fille. J’apprécie énormément le mètre quatre vingt quatre qu’elle atteint alors, avec des talons de six centimètres. La "fureur" !

Nous prenons ma voiture vers treize heures trente. Il faut parcourir les quelques cinquante kilomètres qui nous séparent de la ville voisine. Il est question, cet après-midi, d’un "échauffement" au Musée des Beaux-Arts puis d’une "séance" sur le quai d’une petite gare de campagne. Une gare dans laquelle passe Nathalie avec le train qui la ramène chez ses parents, les vendredis soirs ou les samedis matins. Sans jamais s’y arrêter.

Nathalie me propose cette petite gare à cause du caractère particulier que lui inspire la configuration des lieux. Par courriels reçus, avec quelques photographies jointes, j’ai découvert l’endroit. Un premier bâtiment de briques rouges avec une salle d’attente à coté d’un local "guichet- consigne". Un second bâtiment de briques rouges avec toilettes publiques et local à vélos. Rien que de plus banal pour une petite gare peu fréquentée où s’arrêtent peu de trains. 

 

Nous garons la voiture dans une ruelle adjacente au Musée. Nous avons de la chance. Le mardi est le jour de fermeture de la plupart des Musées de France. Pour une cause exceptionnelle celui-ci est ouvert et d’accès libre. Une gratuité d’entrée exceptionnelle également. Content de respirer cette ambiance calme et sereine, nous montons au second étage. Nous y découvrons la "Collection" des œuvres permanentes. Tout comme moi, Nathalie aime la peinture "classique" et plutôt "académique". Aussi ses goûts l’attirent vers le XVII et le XVIIIème siècle.

Nous sommes seuls à déambuler dans les petites salles. Nous découvrons les peintures Hollandaises du XVIIème siècle. Tout comme moi, le travail des Maîtres Hollandais du "Siècle d’Or" a toute la préférence de la jeune fille. Le Musée en propose quelques uns d’excellente facture. D’authentiques Jan Steen, un Pieter de Hooch, un Gabriel Metsu, des Jacobs Jordaens et même un Frans Van Mieris. Rien que du très bon.

La gardienne, une jeune femme d’une trentaine d’années, circule dans les lieux. Sans doute par pudeur, après nous avoir "cerné", l’employée nous laisse découvrir les peintures sans nous imposer sa présence. Quelques fois, par conscience professionnelle, elle passe dans la salle sans nous porter une attention particulière. Nous n’inspirons sans doute pas de suspicion. Nous ne donnons pas le sentiment d’êtres d’éventuels voleurs de tableaux.

 

Au bout d’une dizaine de minutes où nous admirons les œuvres exposées, notre attention est attirée par une présence. Un homme que nous n’avons ni remarqué ni entendu venir. Il est dans la salle voisine. Il admire les toiles. Sans doute quinquagénaire, vêtu de manière élégante mais sans ostentation, il semble profondément concentré dans sa contemplation.

Nathalie y voit une opportunité. Elle me demande d’interpréter "l’étranger".  Je m’éloigne. Je change de salle. Je joue mon rôle de visiteur solitaire. La jeune fille entre dans le hall où se trouve le quidam. Je la regarde discrètement. Je louche dans sa direction tout en faisant semblant d’admirer les toiles. Je reste ainsi à l’écart. Je peux toutefois bien voir ce qui se passe dans l’espace voisin.

La jeune fille, une fois encore, avec cette discrétion que je lui connais à présent bien, a passé sa main entre ses cuisses. Debout, mimant la contemplation d’une toile, une jambe croisée devant l’autre, elle reste devant la peinture. L’inconnu ne manque pas de s’apercevoir de l’attitude équivoque de la regardante. Je le vois loucher vers Nathalie. Il doit se dire que ce tableau exerce un effet bien particulier sur la jeune personne !

 

Nathalie reste ainsi debout devant un grand bouquet de Jean-Marie Picard, peintre Français du XVIIème. L’homme  s’approche. De l’endroit où je me trouve, à quelques mètres et avec le silence des lieux, je peux discerner les paroles échangées. L’inconnu se met à parler : < Vous aimez la peinture ancienne ? >. < Oui. J’apprécie ! > fait Nathalie. L’homme visiblement intéressé par autre chose que la peinture, fait encore : < Cela vous fait de l’effet, je vois ! >. La jeune fille répond : < Oh oui ! Et en attendant mon ami qui doit me rejoindre, je découvre toutes ces belles choses ! >. Toujours cette imparable formule. L’arrivé imminente de "l’ami". Du "petit copain"…

Ces quelques mots sont toujours efficaces. Ils préviennent tous débordements éventuels. L’homme dit encore : < Je suis amateur de peintures anciennes. N’hésitez pas à me demander un renseignement au besoin ! >. < Entendu. Merci beaucoup ! > fait la jeune fille en s’éloignant vers une autre toile. Le quidam louche dans la direction de la jeune fille. Celle-ci se touche discrètement en scrutant un tableau de Hyacinte Rigaud, le peintre et portraitiste attitré de Louis XIV.

 

Nathalie reste ainsi quelques instants. Se déplaçant devant d’autres toiles la jeune fille reprend à chaque fois cette position. Debout, main droite entre les cuisses, jambe gauche croisée sur la jambe droite. L’homme regarde avec attention. Il semble avoir perdu tout intérêt pour la peinture. Aussi "classique" soit-elle. Il se met à devenir collant. Ce qui est parfois une conséquence inévitable. La gardienne passe de temps en temps. Je ne sais pas si elle a remarqué notre petit manège. Toujours est-il qu’elle me fait un charmant sourire en me croisant. 

Nathalie vient me rejoindre. Je me montre enfin. Cela a un effet dissuasif et radical. Définitif. Le quidam retrouve subitement son intérêt pour la peinture. Du moins en apparence. Nathalie me propose de passer à la seconde phase de nos aventures de l’après-midi. Nous quittons le Musée pour rejoindre la voiture. Nathalie est impatiente. Nous avons pour objectif de nous rendre dans le petit bourg. A une dizaine de kilomètres. Village où se trouve la gare.

Nous roulons tranquillement en évoquant l’exhibition du Musée. Nathalie me fait part des sensations vécues. La jeune fille me confie que cette séance l’a bien "allumé". Il est temps de passer à la séquence suivante. Au bout d’une vingtaine de minutes de route, nous arrivons aux abords d’une petite gare. C’est bien les deux bâtiments vus sur les photographies. Cette gare, située à l’extérieur de la bourgade, est sans doute dans ses derniers temps d’exploitation. Elle semble inutilisée. Peu entretenue…

 

Ce sont deux vieux bâtiments en briques rouges. Nathalie m’apprend qu’il n’y a que quatre trains à desservir cette gare chaque jour. Ce qui explique certainement cette atmosphère d’abandon. Je gare la voiture le long d’un mur à une centaine de mètres. Nous marchons dans la petite rue qui mène à la gare. Une rue toute aussi déserte.

Contournant le premier bâtiment nous avançons le long de l’unique voie ferrée. Les deux vieux bâtiments sont aussi déserts que le quai. Une petite salle d’attente, plutôt vétuste, est accessible. Le long des murs carrelés qui se font face, il y a deux longues banquettes en bois. Sans doute usées par des générations de fonds de pantalons. Dans le prolongement du quai, il y a le second bâtiment. Une maisonnette de briques rouges également. Sur la porte, un vieux panonceau de métal émaillé et jauni indique  "Toilettes".

Nous entrons en ce lieu. Sur la droite une porte ouverte donne sur les WC "homme". Sur la droite une porte fermée donne sur les WC "femme". Nathalie évoque parfois dans quelques  courriels son attirance pour ces endroits. Ces endroits où elle peut quelquefois vivre des "trucs" bien vicieux. Depuis l’adolescence elle apprécie de les découvrir. D’en explorer les plus "glauques". Quelques anecdotes vécues et révélées par la jeune fille m’ont beaucoup étonné. Excité.

 

L’espace des WC "homme" est une pièce de quatre mètres sur quatre. Sur le mur de droite il y a deux urinoirs en vieille faïence jaunie. En face, il y a deux cabines aux portes fermées. De vieilles portes gravées, graffitées de propos et de dessins obscènes.  Sur le mur du fond il y a un lavabo et un miroir. Une odeur forte règne là. Une odeur d’abandon, de tabac froid, d’urine…

De retour sur le quai nous décidons de retourner à la salle d’attente. Nathalie est assise en face de moi. Jambes écartées elle me fait un "numéro" privé. Je la trouve si belle, si troublante que cela fait battre mon cœur avec force. Se touchant le sexe, elle me fait : < Attendons une opportunité ! >. Elle se lève et vient me faire plein de bises sur le front et les joues. La jeune fille chuchote à mon oreille : < Sans toi rien de tout cela ne serait possible. Je ne pourrais pas m’abandonner ainsi sans courir de risques ! Je suis si bien avec toi ! Merci ! >.

Nous évoquons nos aventures passées. Nathalie me confie des anecdotes d’aventures solitaires. Des choses vécues jadis. Nous bavardons depuis une dizaine de minutes. Notre attention est soudain attirée par un bruit de pas.  Nathalie se lève rapidement pour s’asseoir sur l’autre banquette.

 

Un homme, la quarantaine, vêtu d’un anorak, d’un jean et chaussé de baskets entre dans la salle d’attente. La jeune fille et moi, nous avons cessé toute conversation. Nous faisons à présent semblant de ne pas nous connaître. Je plonge mon regard sur l’écran de mon téléphone portable. L’inconnu s’installe sur l’extrémité du même banc que celui sur lequel je suis assis. Il est presqu’en face de la jeune fille qui lit un livre tiré de son sac.
 
Faisant semblant d’être absorbé dans la lecture de quelques messages, je louche discrètement dans la direction de l’inconnu. Ce dernier regarde le jeu de jambes de Nathalie. Cette opportunité de s’exhiber une fois encore est évidemment une nouvelle source de plaisirs. Parfois, fouillant dans son sac à main ouvert, la jeune fille écarte légèrement ses cuisses. Le spectacle doit plaire au quidam. Ce dernier louche lui aussi avec une discrète attention.

Au bout de quelques minutes je me lève. Je quitte les lieux en silence comme un inconnu. Je me rends aux toilettes. Je sais que Nathalie, après son premier "show" va venir ici. Nous avons élaboré les grandes lignes de ce scénario.  Je m’enferme dans la cabine de droite. Celle des WC "homme". En me mettant debout sur la faïence du WC je peux voir l’intérieur de la petite pièce. Par un des petits trous découvert à l’instant dans la porte, je peux parfaitement distinguer l’ensemble de l’espace.

 

Quelques minutes passent dans le silence. Je ne me suis pas trompé. La stratégie de la jeune fille est imparable. Nathalie arrive. Elle toque contre ma porte, la seule fermée, pour me dire : < Il ne va pas tarder ! >.  Elle rajoute d’une voix amusée : < C’est un exhibitionniste. Dès que tu as quitté la salle d’attente, il s’est comporté en vrai vicelard. Il a la braguette ouverte sous son anorak ! >.   
 
La jeune fille se met debout devant le lavabo. Tirant un paquet de mouchoirs en papier de son sac, elle entreprend de se laver les mains. Deux minutes passent. Il n’en faut pas plus. C’est prévisible. L’inconnu de la salle d’attente entre dans les toilettes. Il se déboutonne et se met debout devant un des urinoirs. Nathalie, dans le miroir, assiste à la scène. Le quidam, immédiatement,  se met à se masturber. Cambré en avant, le sexe à la main, il regarde dans la direction de la jeune fille. Sans se gêner le moins du monde.

Nathalie se retourne. Observant la scène quelques instants, elle demande : < Vous auriez peut-être l’heure s’il vous plaît  ? >. L’inconnu, tout en continuant son mouvement masturbatoire, regarde sa montre. Il donne l’heure. < Merci ! > fait la jeune fille. Puis, entrant dans la cabine de gauche, elle referme la porte derrière elle. Mon cœur bat la chamade. J’assiste à un superbe moment de vice. Le type n’a sans doute jamais été confronté à une situation aussi "frontale". Avec une telle salope.

 

L’homme ignore bien évidemment ma présence. Je reste silencieux. Je contrôle ma respiration. Tout en observant la porte des toilettes où est entrée la jeune fille, il descend son pantalon. Quelques instants d’attente. Le bruit caractéristique d’un jet de pisse vient se briser dans l’eau croupissante de la cuvette. Il y a plusieurs jets, vifs et brefs derrière la porte. Des jets qui résonnent dans le silence des lieux avec une réverbération étrange.  
 
Au bout de quelques minutes, Nathalie sort de la cabine. Là, découvrant le quidam qui se masturbe, tourné vers elle, la jeune fille a ces mots : < Eh bien, que vous arrive t-il ? >. Contournant le type, le dépassant en taille d’une bonne tête,  elle  revient au lavabo. J’observe par le petit trou. J’ai moi aussi l’envie folle de me masturber. L’exhibitionniste, en bafouillant quelque peu, lance : < Vous seriez tentée ? >. Se retournant, Nathalie lui fait : < Tentée par quoi ? >. Le type semble un peu perdu. Il reste sans répondre, perplexe. Surpris et muet devant tant d’aplomb. Il déglutit avec peine.

< N’attrapez pas froid surtout ! > fait Nathalie en quittant les toilettes d’un pas rapide.

 

L’homme cesse sa masturbation.  Je le vois se réajuster. Il parait sur l’instant assez pitoyable. Maladroit dans ses mouvements. Il semble pressé et anxieux. Fébrile. Rapidement il sort à son tour. Je reste là ne sachant trop que faire. Par mesure de précaution, je décide de rester encore un peu. Nathalie, dans son désir de vivre des situations torrides, peut très bien revenir. L’improvisation fait partie du jeu. Ne serait-ce que pour attirer le type une nouvelle fois. Sachant qu’avec ma présence elle ne risque pas d’imprévus, d’impondérables non souhaitables.

Gagné ! Au bout de cinq minutes Nathalie revient dans les toilettes. Elle se place devant un des urinoirs, jambes légèrement écartées, la culotte descendue, tendue au niveau des genoux. La jeune fille reste ainsi, la tête penchée en avant. Même pour moi qui pourtant en a vu "d’autres", cette position me procure une excitation folle. Je sors mon sexe pour me masturber en silence. Je regarde avec attention. Je retiens mon souffle. Nathalie me sachant dans ma cachette, me fait : < Quel salopard ! Il m’a encore montré sa bite dehors ! Tu vas voir il va se pointer ! >. 

En effet l’homme ne tarde pas à revenir. Il "tombe" sur le spectacle. Même pour le vicelard patenté qu’il est, la vue de la jeune fille cambrée devant l’urinoir doit le consterner. Sans doute à la limite de l’apoplexie, il vacille légèrement. L’homme contourne Nathalie. il se dirige vers le lavabo. Se déboutonnant une nouvelle fois, il se tourne vers la jeune fille.  En se masturbant, d’une voix chevrotante,  il fait : < Ca vous dirait une pipe ? >.


C’est à ce moment que je décide de sortir de ma cachette. Comme gêné, je toussote en me dirigeant vers le lavabo. L’homme, soudain envahi d’une profonde confusion, se reboutonne précipitamment. Nous le voyons filer comme un voleur par la porte. Nathalie me fait un sourire et un clin d’œil en me disant : < Il se branlait déjà discrètement dans la salle d’attente et dehors  derrière le pylône ! >.

Nathalie me demande de sortir le premier. < On va voir jusqu’où il ira le bougre ! Mais reste vigilant ! > me fait-elle .

Je sors et je me dirige vers la salle d’attente. L’individu est là-bas, à quelques cent mètres, près des deux vieux wagons. Il marche assez rapidement pour contourner le premier wagon. Il disparaît à mon regard. Je reste sur le quai. Je fais mine de lire les horaires sur le panneau d’affichage.

Nathalie, sortant à son tour des toilettes, regarde dans la direction des vieux wagons. Elle marche doucement dans cette direction en m’ignorant superbement. Une fois encore je reste admiratif devant tant d’aplomb. Arrivée à la hauteur des wagons, la jeune fille descend sur les voies.  Elle passe entre deux échelons. Dans le reflet de la vitre de la fenêtre de la salle d’attente, j’observe avec attention.

 

Je décide de descendre sur la voie ferrée à mon tour. Je passe derrière les wagons pour contourner un muret d’environ un mètre cinquante de hauteur. Un muret qui sépare sans doute cet espace avec celui d’une propriété privée. Je reste dissimulé derrière des sapins bas. J’ai une vue parfaite sur les wagons et les environs.

Là, surpris, dans un parfait étonnement, je peux voir Nathalie. La jeune fille est couchée sur un amas de traverses de bois. Allongée sur le dos. Je n’en reviens pas ! Les jambes relevées, la main droite entre ses cuisses, elle est entrain de se masturber. Je sais qu’une fois encore elle ne simule pas. La tête ramenée sur sa poitrine, les jambes relevées, écartées, elle jouit de cette situation. Sa position ne laisse aucun doute. Des soubresauts agitent la jeune fille. Je n’imaginais pas qu’elle irait jusque "là" ! Je prends pleinement conscience que tout cela n’est possible que par ma présence.

Ses bottes noires luisent. Sa jupe relevée, ses cuisses écartées, ses jambes relevées, la pose est hautement excitante. Une fois encore, j’ai l’envie folle de me masturber. J’avoue qu’aujourd’hui encore, lorsque je pense à cette "séquence", il m’arrive de le faire. De toutes les aventures vécues avec Nathalie à cette époque, celle-ci est la plus torride. Pour elle aussi d’ailleurs…

 

Cela dure ainsi depuis cinq bonnes minutes. Je sais que la jeune fille ne feint pas. C’est un véritable moment de plaisir pour elle. Elle m’avoue en rentrant, avoir eu, dans ces instants là, un chapelet de petits orgasmes démentiels. L’addiction à ses exhibitions pousse parfois la jeune fille à flirter avec l’excès. Elle le sait bien. Mais elle sait aussi se réfréner. Sans avoir forcément envie de le faire…

Soudain, là, sur le quai, à une vingtaine de mètres, l’inconnu revient sur les lieux. Découvrant le spectacle, il reste debout, pantois. Je peux le voir prendre appui contre le pied d’un luminaire. Ce qu’il vit là, dans l’instant est unique. Il y a de fortes probabilités que cela n’arrive plus jamais dans sa vie. Sa surprise passée, il regarde à droite puis à gauche. L’homme se déboutonne hâtivement. Avec fébrilité.

Dans ces situations, si ces individus pouvaient se contrôler un tant soit peu, ils profiteraient de ces spectacles beaucoup plus longtemps ! Quelle bêtise que d’intervenir ! Cela met forcément un terme à ce qui se passe ! L’attitude du quidam ne fait pas exception à cette règle élémentaire de bon sens logique. On peut toutefois l’excuser et également le comprendre. L’excitation délirante qui découle de ce genre de spectacle est tellement exaltante. Il faut être maître de ses émotions pour "surmonter".

 

Je constate que dans cette situation paradoxale l’homme manque de cette élémentaire réflexion. C’est dommage. Cela lui permettrait de faire durer les choses jusqu’à leur paroxysme ! Non. Il faut qu’il se manifeste ! Attitude rédhibitoire . Heureusement, certains esthètes savent apprécier. En restant discrets. Nous en avons croisé quelques uns. C’est l’apanage du gentleman et la caractéristique des véritables libertins. Le tact élémentaire. Savoir rester passif…

Ce n’est pas du tout le cas de notre homme. Ce dernier revient à la charge. Le "boulet" dans toute sa pénible obstination.  Entrant comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, le bougre gâche son plaisir comme celui de la jeune fille. Il descend sur la voie. Je décide d’intervenir une nouvelle fois. Le triste sire est pitoyable. Soudain prostré dans son attitude culpabilisatrice, me voyant arriver, il fait demi-tour. Cette fois-ci il s’éloigne d’un pas rapide. Définitivement. La queue basse sans aucun doute.

Un peu de réflexion lui aurait permis d’assister à des choses extraordinaires. Sans doute plus étonnantes encore. Nathalie s’est déjà redressée. Elle se précipite dans mes bras en s’écriant : < Juste avant l’orgasme ! Le con ! >.

 

Nous prenons le chemin du retour.

C’est la toute dernière aventure commune de cette saison. C’est le dernier mardi après-midi avec Nathalie. Il se passera huit mois avant la première récidive. Sur le chemin du retour, en conduisant la voiture , je sens mon cœur se nouer à plusieurs reprises. Nous restons tous deux silencieux. Nathalie pose sa tête sur mon épaule. < Je reste vendredi soir. Tu viens passer la soirée avec moi ? > me demande t-elle d’une toute petite voix. Je suis soudain envahi d’une joie folle.

J’arrête la voiture sur le bord de la route. Nous nous fixons longuement avec gravité. Nathalie prend ma main…

 

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28/02/2017

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