L'ECRIT DE JOIE

L'ECRIT DE JOIE

Christine reçoit le menuisier (Partie 1)

Julien (40 x 40).jpg

 

                                                             Le menuisier - (Première partie)

Je venais d'acquérir notre première maison. C'était au mois de mai 1997. C'était une petite demeure de "caractère", située à la sortie d'un petit bourg Breton. Pour une somme très raisonnable, presque dérisoire, je devenais propriétaire d'une ancienne masure dont l'état nécessitait quelques travaux intérieurs et extérieurs. Pour d'évidentes raisons de confort nous décidions de donner priorité aux rénovations intérieures. Par exemple, l'escalier pour monter à l'étage était dans un état inquiétant pour la sécurité.

Je prenais donc contact avec quelques menuisiers de la région afin de faire établir des devis. C'était un appel d'offre qui fit venir cinq entrepreneurs différents. Tout naturellement, après renseignements et regardant les prestations proposées, pour le prix demandé, j'allais au moins cher. Il s'agissait d'installer un nouvel escalier, dont le bas, pour les trois dernières marches, devait arriver au rez-de-chaussée après un angle droit. Le choix du bois fut orienté vers du hêtre. Bois fiable, robuste et plutôt facile à travailler.

Monsieur Gérard arriva donc ce mercredi matin, à la date et à l'heure prévue, afin de déposer tout le matériel nécessaire. Ce, afin de pouvoir commencer les travaux d'installation dès le mercredi suivant. D'ici une semaine. L'escalier serait fabriqué et assemblé dans l'entreprise. Puis, une fois démonté, il serait ramené ici, chez nous, et remonté dans sa cage. Une journée de travail tout au plus.

Christine, comme tous les enseignants du primaire, avait son mercredi de libre. Beaucoup de gens s'imaginent que c'est un jour de congé. Mais qui connaît des professeurs des écoles, sait que c'est une journée consacrée aux corrections et aux préparations. C'est souvent une journée aussi fatiguante que les autres. Sinon plus. La jeune fille fut donc à mes côté pour recevoir l'artisan menuisier, monsieur Gérard. A la fois patron et unique ouvrier de sa petite entreprise.

Monsieur Gérard était un homme robuste, d'environ quarante ans, débonnaire et plein d'esprit. Il arriva pour huit heure trente. Après avoir déposé le matériel à l'étage, il prit toutes les mesures. La plupart du temps avec une sorte de petit boîtier laser qui envoyait un rayon fin et droit. Il prenait des notes, n'hésitant pas à s'y reprendre à plusieurs fois. Un artisan consciencieux. Christine avait disparu un moment. Lorsqu'elle revint pour regarder ce qui se passait et participer à nos bavardages, elle s'était vêtue de sa jupe-kilt, de son chemisier et de ses souliers noirs, fermés et à talons hauts.

Toujours prête à saisir une opportunité exhibitioniste, ma compagne monta à l'étage. Monsieur Gérard, occupé à ses mesures ne fit pas immédiatement attention à Christine. Monsieur Gérard expliquait avec plaisir ce qu'il était entrain de faire. Soucieux de partager son savoir et de rassurer le client que j'étais de la perfection de ce qu'il allait faire. Je regardais en haut de l'escalier pour découvrir Christine accroupie sur la dernière marche. Monsieur Gérard regarda ce spectacle avec une grande discrétion. Nous pouvions voir sa culotte et la touffe abondante qui en dépassait de chaque côté...

Monsieur Gérard termina la prise des mesures vers dix heure trente. Plusieurs fois, je m'absentais à l'étage. De là, par la porte de la chambre entrouverte, j'observais le manège de Christine. Elle me faisait des clins d'oeil. Pour le bon déroulement des travaux à venir, l'artisan préparait avec soin les outils qu'il laissait déjà sur place. Peu de choses en fait. Des tréteaux, un escabeau, une grosse caisse à outils, un sac de plâtre, un seau. Christine montait et descendait, attirant l'attention sur elle. Souvent elle échangeait quelques mots avec monsieur Gérard.

Finalement, notre artisan prit congé pour onze heure du matin. Il reviendrait donc mercredi prochain, dès huit heure du matin pour monter l'escalier. Il nous prévint qu'il y aurait des bruits de perçeuse et des petits travaux de plâtre afin de procéder aux finitions. Il y en aurait pour cinq ou six heure de travail, au grand maximum. Après entente avec Christine, et pour pouvoir préparer notre scénario habituel, je prévenais l'artisan que je ne rentrerais que pour midi.
_________________________________
Tous droits réservés - © - 2015 -

 

Note de l'auteur :

L'utilisation, toute ou partie, d'un texte, (ou photographie) sans le consentement de l'auteur, constitue une violation de la propriété intellectuelle.  Délit sanctionné par l'Article. L.335-2. du Code pénal.

La divulgation d'informations relatives à la vie privée, ou à l'identité, constitue un délit sanctionné par les articles 706-102-1 (Informatique) et 88-227 du code pénal.

 

 


22/02/2015

A découvrir aussi